lundi, 09 janvier 2012

Newsletter de l'économie en Aveyron

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mardi, 03 janvier 2012

Lettre cantonale de janvier 2012

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Voeux 2012

Au moment où se clôt 2011, mes pensées vont d’abord vers celles et ceux qui ont perdu un être cher, qui sont frappés par la maladie ou les accidents de la vie, qui rencontrent des difficultés économiques ou d’emploi.

Au beau milieu des angoisses nationales, européennes, mondiales, sur ce précieux triple A que la France s’efforce de conserver par tous les biais tant il conditionne notre devenir budgétaire et financier, 2011 pour l’Aveyron restera placée sous le sceau d’un triple S.

Sècheresse (historique dit-on), qui a bousculé l’agriculture, la nature, les équilibres vitaux de l’eau potable notamment…

Soubresauts d’une économie frappée par la conjoncture et les inquiétudes qu’elle nourrit. Dans presque tous les secteurs, c’est en dents de scie que l’année 2011 s’est écoulée.

Structuration de l’Aveyron de demain, en particulier au gré des travaux sur le paysage intercommunautaire et la définition de véritables territoires de projets pour les années à venir.

 

Loin de céder aux sirènes du découragement, nous aussi avons le devoir de sauver notre triple note en 2012.

Solidarité d’abord, parce que c’est dans les moments difficiles qu’éclatent les besoins et que doit s’exprimer la préservation d’un équilibre. C’est vrai dans tous les domaines, et le rôle des collectivités y est capital.

Synergie ensuite puisque c’est d’un cercle vertueux que dépend notre avenir. C’est par le partenariat, plus que jamais, que contiueront de vivre et d’évoluer positivement notre agriculture, notre maillage de commerçants, d’artisans, d’entreprises, d’associations. Entretenons notre culture de l’action concertée et des initiatives collectives.

Stratégies territoriales, enfin, parce que c’est par de véritables élans identitaires de nos terroirs que nous ferons valoir nos particularités et nos richesses. Les échéances électorales de 2012 seront l’occasion d’un vrai débat sur ce qui fera la France de demain. Elles appelleront à des choix cruciaux pour notre avenir. Sachons prendre en main nos vies, notre destin, pour ne laisser à personne d’autre le soin de décider à notre place.

A tous mes concitoyens de la commune et du canton de Vezins, du Lévézou, à tous les aveyronnais, j’adresse mes vœux les plus sincères de bonheur, de santé et de réussite pour 2012.

 

jeudi, 01 décembre 2011

Candidat naturel

Le renouvellement des concessions des grands barrages nord-aveyronnais est l’occasion de s’arrêter sur le leadership incontestable de l’Aveyron en matière d’énergies renouvelables. L’Aveyron, rappelons-le, assure plus de 10% de la production hydroélectrique nationale, 50% de la production photovoltaïque de Midi-Pyrénées et détient le 2ème parc éolien national. Ses 300 000 hectares de surfaces boisées en grande partie mobilisables en bois énergie contribuent à cette signature verte du 1er département écologique français.

A l’occasion de la réunion de l’atelier des savoir-faire, EDF a pris acte de ce positionnement de la volonté politique et des talents en présence.

Si demain, une initiative significative au plan national devait voir le jour en matière de développement économique, de formation et de sensibilisation liés aux énergies renouvelables… l’Aveyron, plus qu’un candidat « naturel », incarnera la vitrine, le porte drapeau d’un futur immédiat où le développement devra se conjuguer avec la préservation et l’aménagement du territoire.

Lire la newsletter n°65 d'Aveyron expansion

mercredi, 02 novembre 2011

"Les dindons de la farce"

La question de la protection des marchés n’en finit pas de revenir dans nos débats. Du « laisser-fairisme» ultra libéral au protectionnisme franco-français étriqué, on pressent que le positionnement des uns et des autres par-delà les clivages traditionnels sur cette thématique nourrira la scène politico-économique dans les mois qui viennent.

Revenir aux fondamentaux et analyser quelques réalités de l’économie aveyronnaise, permet d’éclairer le parcours. Il n’est pas durablement imaginable de subir le triple « dumping » social, monétaire et environnemental que nous imposent les économies « low cost ».

Il suffit de visiter une entreprise industrielle aveyronnaise aujourd’hui aux prises avec un cadre réglementaire et des donneurs d’ordres toujours plus exigeants pour s’en convaincre. L’évacuateur de poussière, imposé à grands frais chez tel ou tel fabricant de menuiserie d’intérieur, ne le sera pas dans des pays comme l’Inde ou la Chine pourtant invités à nous inonder de leurs produits à prix canons. Ces mêmes produits auront été réalisés dans des conditions souvent inacceptables avec des matériaux parfois discutables dans des économies dirigées où le système monétaire demeure sous contrôle afin de favoriser coûte que coûte les échanges à l’export.

On pourrait opposer aux partisans d’une dose d’euro-protectionnisme raisonnée le risque d’étouffement de nos exportations vers les pays émergents particulièrement au moment où la Chine entre pour ainsi dire « au capital » de la zone euro. Ce serait oublier que plus de 80% des échanges en Europe sont infra-européens, ce serait également méconnaître le désastre absolu dans lequel se débat aujourd’hui notre balance commerciale.

Alors faisons aujourd’hui le pari que ces questions qui intéressent aussi bien la sous-traitance mécanique, la filière bois que l’ensemble des secteurs industriels aveyronnais seront abordés sans tabou car accepter « ad vitam aeternam » ce triple dumping revient à se tirer trois balles dans le pied et au bout du compte à devenir « les dindons de la farce ».

Lire la newsletter d'Aveyron Expansion d'octobre 2011

vendredi, 30 septembre 2011

Invité surprise

Le congrès national de la fédération des agences de développement économique qui s’est déroulé, à Conques, les 15 et 16 septembre fut un vrai succès. En pleine tourmente boursière où prédominent l’irrationnel et l’immatériel, poser le problème du nécessaire ancrage des entreprises et de leurs produits était sans aucun doute pertinent. Les témoignages d’entrepreneurs gardant les pieds sur terre, les débats entre économistes et experts sur le retour du local furent l’occasion de remettre certaines pendules à l’heure et d’entrevoir le profil du nouveau développeur.

Mais il y eut un invité surprise… Evoqué par les élus, repris par Messieurs Sorman et Jorion, le destin de Paulin Ratier, inventeur de l’hélice d’avion, à une encablure de Conques, pendant la 1ère guerre mondiale, au cœur d’une région productrice de bois, à une époque où les hélices étaient en bois. Paulin Ratier fonda peut-être sans le savoir la Mecanic Vallée. Et cette belle histoire « buzza » dans la foulée de ce congrès co-organisé par le CNER et Aveyron Expansion jusqu’aux hebdos suisses évoquant le « modèle aveyronnais » pour redonner en ces temps difficiles quelques raisons d’espérer. Monsieur Ratier exprime, en effet, à lui seul, une vision de l’entreprise aux antipodes d’un capitalisme désincarné fusillant l’emploi local, ignorant l’industrie, se focalisant sur des ratios financiers à court terme et recourant à l’occasion à des recyclages de dettes privées en dettes publiques. Une fois de plus, nous reviendrons, dans cette lettre, sur des profils d’hommes d’entreprise parfois ancrée à des territoires peu accessibles mais créatrice de valeurs et d’emplois, comme le fut Monsieur Ratier par cette nécessaire et subtile imbrication marque/homme/territoire.

Lire la newsletter n°63 d'Aveyron Expansion

mercredi, 13 juillet 2011

Hommage à deux piliers de l’économie aveyronnaise

Le mois écoulé fut tout à la fois l’occasion de célébrer les 125 ans du site Bosch à Onet et les 50 ans de la Société Fromagère Lactalis de Rodez. Tout un symbole ! Les deux grandes entreprises du département affichent avec force leur attachement au territoire et, en tout premier lieu, insistent sur ce lien étroit et historique qui relie les hommes et les produits à l’Aveyron.

Tout cela est bien sûr une affaire d’hommes, des équipes hors du commun et des directeurs de site comme Messieurs Weitten et Poey impliqués dans la vie de la cité, distingués pour leur action au quotidien ou tout au long de leur carrière. Des patrons qui ont été remarqués pour avoir su mettre l’humain au cœur de tout, parfois dans un contexte de marché particulièrement difficile.

Les investissements successifs – ici sur une nouvelle ligne d’embouteillage de lait, ailleurs sur de nouveaux bâtiments dédiés au common rail – témoignent de la confiance que ces dirigeants d’entreprises peuvent avoir dans le sérieux aveyronnais. Tout cela démontre à l’évidence qu’au delà du tissu de PME qui est sans doute la principale richesse de l’économie aveyronnaise, des groupes puissants aux antipodes des fonds de pension et d’un certain capitalisme apatride peuvent jouer la carte du local, de la France, de l’Europe.

Bosch, une fondation, Lactalis, une entreprise internationale familiale recherchent l’une et l’autre à optimiser chiffre d’affaires, productivité, rentabilité… C’est la règle du système. Mais ces objectifs s’inscrivent dans la durée, c'est-à-dire dans une philosophie industrielle et non dans un court- termisme financier qui est l’abîme vers lequel nous entrainent les excès de la mondialisation.

Autour de ces entreprises, bien enchâssées sur nos terres, des sous-traitants, des familles, des commerçants partagent pour la plupart cette vision du monde simplement pétrie d’un certain bon sens que les chaleurs de l’été ne sauraient estomper.

Lire la newsletter d'Aveyron Expansion de Juin/Juillet

jeudi, 09 juin 2011

Chômage en baisse, légère reprise mais prudence de rigueur

Le chiffre d’affaires de « l’entreprise Aveyron » affiche en 2010 un « + 2% » par rapport à 2009 mais reste en deçà de 4% par rapport à 2008.

En 2010, Aveyron Expansion aura accompagné 102 projets d’entreprises industrielles représentant 43 millions d’€ d’investissements, la création de 323 emplois et mobilisant 6 millions d’€ de subventions des collectivités. Ces chiffres sont sensiblement équivalents à ceux de 2009. Le Conseil d’Administration d’Aveyron Expansion en ce début de juin a ainsi confirmé sous son prisme la relative fragilité de la reprise ici comme ailleurs. Il n’y a dans tout cela aucune prétention d’exhaustivité mais l’investissement industriel demeure un bon marqueur du moral de nos entrepreneurs qui affichent ça et là une embellie des carnets de commandes mais peinent à dégager un bas de page conséquent qui libérerait l’action, les projets, l’horizon.

A côté des chiffres, il y a l’accompagnement au quotidien moins visible mais ô combien déterminant pour prévenir des difficultés, retrouver de la valeur ajoutée, estampiller ce qui peut l’être, mobiliser ou accrocher au territoire des profils intéressants. C’est tout le travail d’une équipe réduite, discrète mais efficace et territorialisée qui, avec l’Aveyron chevillé au corps, se bat pour aider à la création de richesse et d’emplois.

Vaste et contrasté, enraciné, l’Aveyron a toutes les caractéristiques d’une « petite patrie » qui doit prendre son destin en mains. Jouer en formation groupée avec les autres services du département, en dialogue étroit et transparent avec l’ensemble des partenaires qui partagent cette envie d’un Aveyron plus fort est plus que jamais une obligation qui s’impose à nous.

Les questions d’attractivité et de dynamisation du territoire ne pourront être correctement posées et les bonnes réponses apportées que si ce « pack aveyronnais » occupe pleinement le terrain pour faire gagner nos entreprises et l’entreprise Aveyron.

lire la newsletter d'Aveyron Expansion du mois de mai

jeudi, 05 mai 2011

Vous avez dit grands groupes ? …

A l’heure où le groupe allemand Mag serait sur le point de racheter Forest Liné à Capdenac, il convient de rappeler quelques réalités concernant l’économie aveyronnaise dans la mondialisation et de battre en brèche un certain nombre d’idées reçues.

Tout d’abord une évidence : l’Aveyron est riche d’un tissu de près de 15000 entreprises dont un millier de PME qui jouent un rôle éminemment stratégique dans son développement. Celles-ci n’ont dans le village global que la part du chiffre d’affaires export qu’elles peuvent y réaliser et restent pour la plupart viscéralement attachées au territoire.

Par ailleurs, historiquement l’Aveyron a pu bénéficier des investissements massifs de groupes puissants d’origine et de dimension internationales tels que Bosch qui a ces dernières années conforté le site de Rodez ou Umicore dans le Bassin qui après avoir réinvesti sur les lignes de fabrication de zinc prépatiné s’implique dans le « traitement durable » du passé à travers un vaste programme de dépollution.

 

Enfin, il convient de noter que l’arrivée d’un grand groupe international n’implique pas un scénario standard dans une reprise d’entreprise quelle qu’en soit sa nature. Dans une période de temps assez concentrée, nous avons eu à vivre dans le Sud Aveyron, le « déménagement » de Synelec, co-leader mondial des murs d’images repris par le nord américain Planar et le renforcement du site saint-affricain de l’entreprise Sefee pourtant reprise par l’américain Amphenol. La culture d’entreprise, ses choix stratégiques déterminent en réalité ses décisions. Dans ce contexte, et c’est une évidence, plus l’entité est liée par son activité et ses savoir- faire au site moins elle sera délocalisable. Sur ces sujets, la vigilance (sans procès d’intention) reste donc la règle, particulièrement sur les dossiers sur lesquels l’Etat et les Collectivités ont apporté à un moment donné une contribution substantielle afin d’accrocher technologies et compétences au territoire.

 

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vendredi, 01 avril 2011

AUX SOURCES DE L'AVEYRON

Alors que ressurgit, sans doute très prématurément, le spectre d’une sécheresse, il convenait de rappeler tout ce que l’eau représente pour notre territoire en matière économique et bien au-delà.

L’hydronyme gaulois (Avey) nous alerte sur cette particularité du département de l’Aveyron depuis toujours considéré comme l’un des grands châteaux d’eau du Grand Sud-Ouest. C’est bien là que doivent s’imbriquer harmonieusement activités économiques et touristiques, industries et agricultures, paysages et politiques énergétiques.

C’est alors que nous revient en mémoire que notre belle province produit grâce à ses barrages 10% de la production hydro-électrique nationale soit l’équivalent de plus de deux réacteurs nucléaires !

C’est alors que nous revient aux joues le vent frais des lacs du Lévezou, les plus importants du Grand Sud marquant la vocation touristique de l’eau aveyronnaise. C’est ainsi que turbinent des entrepreneurs d’un nouveau genre, rompus au renouvelable, capables de cette alliance magique entre la réalité traditionnelle, géographique d’un lieu et la technologie la plus avancée.

Tout ceci est à préserver comme un bien précieux, un bien commun.

Des boraldes d’Aubrac aux grands lacs, des basses chutes aux cascades et fontaines…l’eau aveyronnaise n’a pas dit son dernier mot.

Les sources de l’Aveyron aux abords de Séverac où chemine une fine rigole ne donne qu’un tout petit aperçu du fleuve harmonieux qui sillonne le villefranchois.

L’avenir n’est écrit nulle part mais il prend sa source sur nos terres.

Arnaud VIALA

Lire la newsletter d'Aveyron Expansion du mois de mars.