mercredi, 07 juillet 2010
Relocalisation : il y a urgence !
Nous sommes à présent nombreux à marteler qu’il faut remettre le système financier au service de l’activité économique… C’est une impérieuse nécessité.
En 20 ans, l’industrie en France a perdu près de 30% de ses effectifs et « la mondialisation heureuse » chère à Monsieur Strauss-Kahn et à l’ « hyper classe » paléo-libérale allergique aux ancrages n’a fait qu’accélérer la concurrence des pays « low cost » et les délocalisations. En Aveyron comme ailleurs, de nombreux sous-traitants des grands donneurs d’ordres (pourtant européens) sont invités et même contractuellement incités dans les secteurs technologiques et mécaniques à produire en Asie !... L’euro masochisme atteint désormais son paroxysme… Pourtant nos rencontres régulières avec les patrons concernés, sidérés par cette fascination qu’exercent les pays émergents, nous renforcent dans l’idée qu’il y a une très forte sous-estimation des risques liés à la délocalisation notamment en matière de qualité et de management. Par ailleurs, l’interdépendance globalisatrice se révèle de plus en plus coercitive et dangereuse. Elle impose un dumping social et environnemental dont nous ne sortirons pas indemnes.
Au bout du chemin, un risque majeur : la dévitalisation de nos économies, une chute de la demande et de nouvelles destructions d’emplois !... Faudra-t-il une nouvelle crise pour que l’Economiste, le Financier et le Politique sortent des polarisations mono maniaques et obsessionnelles des « marchés » pour enfin s’intéresser à l’économie réelle, à l’innovation, à l’avenir de nos territoires ?
Toute l’Europe se prélasse déjà sur les plages… La seule bataille que nous serons certains de perdre sera celle que nous n’aurons pas menée.
17:17 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 01 juin 2010
Guerres de tranchées
Depuis plus d’un an, nous avons rejoint le camp de ceux qui tentent de contenir les commentaires à l’emporte-pièce cultivant tantôt la sinistrose tantôt l’optimisme béat. Depuis plus d’un an, nous limitons nos interventions sur l’impossible reprise et préférons nous ranger avec discrétion et efficacité aux côtés des porteurs de projets et de ceux qui réfléchissent sur leur avenir immédiat. L’histoire et l’économie montrent qu’il est des affaires bien trop sérieuses et complexes pour les peindre simplement en blanc ou en noir.
Révélateur !… L’un des plus beaux succès aveyronnais de ces derniers jours se situe dans la filière bois pourtant fortement affectée par la crise : J.R. Bergounhe, tel un toréro dans l’arène défiant les forces brutes du moment, « engrange » Louisiane et conforte son leadership national au moins sur 3 segments de marché.
Rigueur, clairvoyance et esprit de combat peuvent avoir raison de tout et dans ces guerres de tranchées qui se prolongent péniblement, opposant tour à tour capitalisme financier et capitalisme industriel, donneurs d’ordres et fournisseurs, distributeurs et consommateurs, l’espoir continuera à se mesurer au degré de combativité.
17:23 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 08 mai 2010
Faire de la politique...
Observer, analyser, comprendre, se forger peu à peu une conviction sur les grands enjeux d'un territoire, de l'avenir des femmes et des hommes qui le font vivre, des équilibres à rechercher, des orientations à prendre pour progresser, aménager, moderniser, structurer, accompagner les intiatives privées ou publiques... tel est à mes yeux le seul rôle de l'élu.
Ce mandat confié (au sens étymologique du terme) par des concitoyens eux-mêmes habités par une vision, des perspectives, des attentes, des craintes, ne se gâche pas, ne se détourne pas. C'est une dette permanente envers celles et ceux qui ont cru en la capacité de leur élu à porter leurs convictions avec le plus de force et d'énergie. C'est aussi le devoir de conquérir progressivement la confiance de celles et ceux qui ne l'ont pas donnée de prime abord, pas en vue de la prochaine élection, mais bien pour ne pas leur voler l'élection passée.
Ce mandat n'est JAMAIS donné pour en faire une arme de destruction d'autres personnes, d'autres visions. Il n'est pas une brosse à se lustrer soi-même, à se faire briller, à se hisser sur un supposé piedestal.
Les attaques sordides auxquelles certains pensent devoir se livrer, sous couvert d'anonymat lâche et ô combien révélateur de la bassesse de leurs intentions sont pour moi les signes que trop souvent, la démocratie est détournée par de sournoises ambitions qui n'ont rien à voir avec la noblesse de la politique, la contribution au bien commun.
A ceux qui pensent que canarder une personne et blesser profondément son entourage familial et amical est la meilleure manière de 'faire de la politique', je réponds que leur posture est doublement contre-productive : en pensant avancer masqués, ils pointent tous les regards vers eux et dévoilent leurs travers ; chacun est juge, et très capable de l'être. En descendant dans le caniveau, ils me convainquent encore plus qu'il ne faut pas baisser les bras, et poursuivre ce travail avec passion et encore plus de détermination.
Au terme de bientôt dix années de responsabilités sur mon Lévézou et en Aveyron, les aspirations de ce territoire, le potentiel de ses habitants, ses richesses, restent les seules motivations de mon engagement, quoi qu'en pensent ces poignardeurs masqués.
07:08 Publié dans Quelques pensées... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 30 avril 2010
Le centre universitaire Jean-François Champollion Nord-Est Midi-Pyrénées sur la 1ère marche
"Le Nouvel Obs" a publié les résultats de l'étude du Ministère de l'Education Nationale sur les taux de réussite dans les 80 universités françaises. Le centre universitaire Jean-François Champollion Nord-Est Midi-Pyrénées se hisse en tête du classement des universités à la rubrique réussite pour le taux d'inscrits en 1ère année obtenant la licence en 3 ans : 38% contre 28% au niveau national. La valeur ajoutée de l'établissement (13,4 en l'occurence, contre 9,8 pour Limoges, le dauphin) -mesurant l'écart entre les résultats attendus compte tenu du public accueilli et ceux effectivement obtenus- souligne le bénéfice de la proximité et de la taille humaine du centre universitaire.
Le bébé et l’eau du bain
La Lettre d’information d’Aveyron Expansion a pour vocation depuis 4 ans de retracer les parcours d’entrepreneurs aveyronnais qui nous paraissent avoir valeur d’exemple, plus simplement devoir être partagés. L’Aveyron depuis de nombreuses années a su incarner cet incubateur discret mais efficace d’activités industrielles qui en font aujourd’hui le troisième Département industriel de la région tout en conservant cette signature verte saluée de toutes parts au plan national. Loin du capitalisme financier apatride ou du CAC 40 généralement peu concernés par les territoires, nos chefs d’entreprises, directeurs de grands sites industriels ou patrons de PME ont joué et jouent encore la carte de l’Aveyron et des Aveyronnais. Il conviendrait aujourd’hui de ne pas l’oublier… et rappeler par exemple que lorsqu’un chef d’entreprise du Bassin, co-leader au plan européen dans la mécanique sur le segment de la fonderie sous pression, a résisté contre vents et marées au mirage de la délocalisation et évité le désastre dans la tempête de la crise, il mérite le respect.
Comment alors respecter ceux, trop éloignés des principes de fonctionnement de l’entreprise, qui voudraient se constituer un fonds de commerce sur la misère du monde et pourraient être tentés par la politique de la terre brûlée… Le combat syndical est légitime et le plus souvent responsable, prenons garde que des instrumentalisations idéologiques ponctuelles ne conduisent un jour à jeter des beaux bébés avec l’eau du bain.
15:14 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 31 mars 2010
Roquefort, le chef d’œuvre n’est pas en péril
Le 25 février dernier, France 2, dans l’émission Envoyé Spécial mettait les pieds dans le plat ou plus exactement sur le plateau de fromages. Attaqué de toutes parts, le Roquefort serait en danger, voire même en passe de disparaître sous les coups du butoir de la grande distribution avide de Marques De Distributeur et des concurrents persillés au lait de vache pasteurisé fortement marketés du type Saint-Agur.
Lorsque « Société » issue de la Société des Caves et Producteurs Réunis de Roquefort fédéra les caves au XIXème siècle, le Roquefort avait déjà une longue histoire. Le plus vénérable et le plus ancien de tous les fromages a connu des hauts et des bas mais n’a jamais été contesté sur son leadership gastronomique qui force le respect de tout amateur de fromages digne de ce nom.
Les marchés fluctuent, les péripéties passent… L’essentiel doit demeurer. Pour y veiller, des gardiens du Temple : petits faiseurs passionnés par les produits d’exception suraffinés et estampillés grand cru ; les producteurs de lait qui gardent depuis toujours l’histoire et l’intimité de produits chevillés au corps ; le leader détenteur du Temple qui, soyons en sûrs, ne peut pas se résoudre à laisser massacrer son « bijou de famille » car c’est bien d’un joyau d’exception que Michel Besnier considérait devoir s’occuper dès 1992.
L’Aveyron pèsera de tout son poids pour que le premier porte-drapeau de notre identité garde sa superbe… bien plus qu’un fromage, un savoir-faire, un mythe, notre territoire tout entier avec son peuple et son histoire… Cela n’a pas grand-chose à voir avec un simple fromage bleu et la tyrannie de l'indication de prix au kilogramme. Comme le dit Francis Bacon : « serrer trop fort le pressoir donne un vin qui sent le pépin ».
17:59 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 04 mars 2010
"fabriqué en Aveyron" au JT
L'estampille "fabriqué en Aveyron" passe aux infos régionales, visualisez le JT en cliquant ici
15:31 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 02 mars 2010
« Fabriqué en Aveyron »
Signaler les savoir-faire, les marques, les produits, les filières emblématiques qui, au fil du temps, ont façonné le visage d’un département à la fois enraciné et tourné vers l’avenir, constitue désormais une réponse à des attentes concrètes.
Une attente du consommateur en quête de qualité, d’authenticité, de traçabilité, une attente du distributeur confronté, lui aussi, à une concurrence redoutable et à la nécessité de « débanaliser » son offre, une attente des producteurs, fiers de leurs racines et à la recherche de différenciation.
« Fabriqué en Aveyron » n’est pas un ixième label jetant le doute dans l’esprit du consommateur, exposé à un marquage pléthorique depuis les très respectables Signes Officiels de Qualité, bien encadrés, jusqu’aux pseudo-labels et mentions diverses générant, le plus souvent, une grande confusion.
« Fabriqué en Aveyron » est une simple estampille soulignant la provenance d’un produit.
Un point c’est tout.
Simple mais efficace pour que l’on garde en tête que pour plus de 80 % des français* « Fabriqué en Aveyron » ou « Made in Aveyron » signifie authenticité, savoir-faire, respect de l’environnement et garantie de qualité, quelle que soit la famille de produits considérée !
Aveyron Expansion, Agence de Développement Economique du département de l’Aveyron, animera cette démarche avec les Chambres Consulaires, démarche qui, rappelons le, concerne tous les produits aveyronnais.
* Etude IFOP Décembre 2009 sur un échantillon représentatif de la population française de 1000 personnes
Lire la newsletter du mois de février
11:33 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 29 janvier 2010
Bulletin cantonal de janvier 2010
Accédez au bulletin cantonal de janvier 2010
17:01 Publié dans bulletins cantonaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Relocalisations : mode d’emploi(s)
Le culte de la délocalisation a incontestablement perdu de sa superbe durant ces derniers mois, l’évaluation réelle des risques (qualité, management, monétaire ou politique) ayant calmé les ardeurs des patrons mondialistes ultra sensibles à la parité euro dollars. Il n’en reste pas moins que l’on compte encore une relocalisation pour dix délocalisations et que le risque de déclassement industriel de l’Europe demeure. Nous gardons en mémoire à cet égard ce que disait le patron de la SAM à Decazeville dans nos colonnes (voir newsletter n°29, mai 2008) constatant que ses principaux concurrents nationaux qui avaient joué la carte des pays low cost dans le secteur de la fonderie avaient fondu… les plombs. Dans le même temps, SAM investissait pour automatiser la production in situ tout en sauvant et requalifiant l’emploi local.
Dans d’autres secteurs industriels, Geneviève Lethu, les jouets Smoby, Magencia, les lunettes Atoll, le groupe Gantois et bien d’autres rapatrient aujourd’hui leurs activités. Au-delà des risques évoqués encore mal calculés, les notions de bilan carbone, de frais de transport et l’achat « militant » de nos concitoyens sont à l’origine de ces choix. Les Etats Généraux de l’Industrie organisés par le gouvernement ont précisément pour but d’accélérer cette tendance et « d’aider les entreprises à étudier leurs projets de relocalisation, à valider leur faisabilité et à réaliser les investissements productifs et les créations d’emplois »… Une prime additionnelle ? Peut-être pas mais une mobilisation optimale de l’arsenal d’aides publiques et locales au développement certainement ! Il va s’agir comme le dit le professeur Mouhoud de l’Université Paris Dauphine « de créer les conditions favorables à l’activité économique en augmentant le niveau de qualification du salarié et en développant les communications ». Un bel enjeu et une belle perspective pour maintenir et développer un tissu productif local où consommateurs et producteurs « relocalisés » estomperaient sensiblement la schizophrénie insoutenable d’un système à bout de souffle : celui d’une machine à vider les territoires et à détruire l’emploi qui promet dans le même temps au citoyen un bonheur exponentiel et universel.
Lire la newsletter de janvier 2010
15:50 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
